L'engagement au service du bien commun, notamment dans une petite commune, n'est pas un vain mot :
- outre une implication et un approfondissement pour chaque situation,
- se tenir informé des évolutions légales n'est pas une option,
- une empathie réelle auprès des riverains du bien commun et des administrés en termes d'écoute et d'explication des évolutions,
- conduire et anticiper les adaptations en fonction des priorités, car en effet les financements ne se mettent pas en place du jour au lendemain,
- veiller au bon état opérationnel et l'adapter avec anticipation, en terme de sécurité incendie, d'alimentation en eau, de risque météorologique, d'accidentologie,
- dans le cas d'un réseau d'eau, un tableau de bord des compteurs de secteurs, un état des quantités à la quinzaine, une cartographie à jour avec mention de vétusté des linéaires sont indispensables.
Pour une mission de douze années, ce fût mon cas de 2008 à 2020, pas de répit moral et une présence continue sur le terrain ou dans les dossiers, dans le respect de la législation.
Moyennant cette prise de conscience sur l'ensemble du spectre, j'ai eu la satisfaction de toujours aller de l'avant, en temps utiles! cela permet de tenir et d'assumer ses responsabilités, d'aller à la rencontre des personnes intéressées ou impactées par les projets, d'informer sans discrimination, ni filtre.
A chaque mandature, les élus sont également en charge d'assumer la continuité, de faire face aux éventuels manquements des mandatures passées, sans se morfondre sur une charge trop lourde qu'il est nécessaire de gérer. La sauvegarde du réseau d'eau et la remise hors d'eau de quatre bâtiments furent réalisées en une décennie, pourtant des compétences territoriales incontournables dans le temps!
En douze années, un seul épiphénomène négatif, dû à une caisse de retraite* en demande d'une régularisation de cotisation d'une ancienne employée pour un montant honteusement élevé ! , sa structure administrative non à l'écoute des éléments de preuve jusqu'à s'y résigner au bout de 20 mois, de 2018 à 2020 !
Aucun défaut de fonctionnement à noter avec la multitude d'entités en relation avec l'entité communale du Castellard-Mélan : je ne peux que les remercier, difficile de ne pas en oublier : Préfecture, DGFIP, DDT, Département, Région, Agence de l'Eau, communauté de communes ou agglomération, Banque pour des prêts relais, Service Incendie, Syndicat mixte du bassin versant, Syndicat intercommunal/départemental pour l'électrification, ..... et spécifiquement :
- l'Office notarial à Sisteron pour la régularisation d'assiettes des chemins de la Combe, de Sisteron (rural), du Villard et de l'église du Castellard, ainsi que pour l'établissement de la servitude d'installation d'une bâche réserve incendie de 150 m3 à Mélan,
- le cabinet de Géomètre-expert Carlavan à Digne les Bains,
- l'ONF, Office National des Forêts,
- la brigade de Gendarmerie.
De la part des autorités de tutelle : Que des inspections encourageantes au cours des deux mandats de 6 années :
- situation satisfaisante des archives avec rapport en 2015 et 2019 : local conforme, inventaire et recolement des archives, sécurité, sauvegardes et administration informatique, avec constat de l'implication et de la sensibilisation à ces thèmes des acteurs locaux,
- pas de rapport et zéro remarque de la police de l'eau, aprés avoir pris connaissance des actions engagées et de la méthodologie pour la rénovation et la normalisation des infrastructures du service de l'eau publique, ainsi que pour le service public du suivi des installations d'assainissement non collectif mis en place en 2012.
En fin de mandat, en 2020, le compte rendu d'activité des actions prioritaires et une situation financière saine avec des perspectives favorables pour la collectivité locale rendent compte d'améliorations substantielles. Ces critères en particulier sont la boussole et le challenge des élus locaux !
A partir de 2013, la commune du Castellard-Mélan n'a plus de dette.
Pour l'équiibre de la trésorerie dans l'attente du paiement des subventions, la commune fait appel à de rares prêts relais très limités dans le temps.
Douze années de gestion avec la confiance du conseil municipal et avec l'aide de Marie-Jeanne, opérationnelle pour la partie règlementaire et en comptabilité + Saïd, opérationnel en matière d'entretien des espaces naturels de la commune + Chantal, opérationnelle dans le domaine social.
Aux élus en activité qui doutent, qui souffrent et surtout à ceux qui le seront prochainement, une préparation mentale qui appréhende tout cela est un gage de réussite pour ne pas dire une nécessité.
Juin 2023
Le 19 novembre 2023, en ouverture du Congrès des Maires de France, la question de la rémunération des élus municipaux revient dans les prises de position des intéressés comme de la presse :
je dirai que la question est cruciale pour les actifs qui s'engagent dans la mission de Maire :
- ne pas perdre la capacité de retrouver son emploi, y compris une évolution en termes de responsabilité au sein de sa structure professionnelle,
- encore faudrait-il disposer dans ce cas d'une compensation financière du même ordre que la perte de salaire qui serait occasionnée par une mise en disponibilité partielle ou totale,
- j'entends des termes dégradants, par exemple un niveau de rémunération de "cadre moyen", alors qu'il s'agit du niveau d'un manageur/décideur avec expérience pour embrasser correctement la mission de Maire !

Fondateur du think tank Le cercle des dirigeants, journal La Provence du 17 mars 2025

(*) Actualité du 12 juin 2023 concernant cette Caisse de Retraite. extrait du journal La Provence :
